Le printemps, ce vendredi, était au rendez-vous et pour nous bien présent avec la chance de recevoir en terre ardennaise Jean-François Kahn, journaliste réputé, écrivain et porteur aux européennes de la parole humaniste du Mouvement Démocrate.
Et pour l'occasion d' une Conférence Débat sur la crise, ses origines et les amorces de solution pour en sortir.
L'on pourrait croire, a priori, que la venue d'une personnalité de ce calibre, esprit libre d'audience nationale, serait de nature à mobiliser les acteurs décisionnaires de notre
département qui souffre trop souvent de l'oubli parisien, afin de donner à la présence de ce homme de qualité, le retentissement nécessaire.
Et bien non.
La ville de Charleville-Mézières, prévenue près de 10 jours à l'avance n'a, bien entendu, plus une salle de libre et le journal local (seul hélas
sur le département et donc monopolistique ) non content de se fendre d'un article minuscule et confondant et dans lequel il traite Monsieur Kahn de "tête de gondole" interdit à ses
journalistes de participer au "point presse" prévu. Passons rapidement et avec tristesse sur cet ostracisme car et fort heureusement il existe aussi dans notre département des
personnalités d'ouverture et de caractère capables de dépasser ces clivages d'une autre époque.
Le point de presse est squizé, pas grave, nous aurons le plaisir de faire connaitre à notre ami parisien le superbe Château-Fort de Sedan et sa vieille ville en rénovation.
Charleville nous ignore, pas grave, nous avons la grande joie d'être accueillis et de superbe façon par la municipalité de Donchery, petite
ville magnifique au coeur du Département, d'un dynamisme certain (il n'est que voir sa zone industrielle en plein essor), bien située au bord de la voie rapide et qui met à notre
disposition une salle fort convenable et de bonnes dimensions.
Quel plaisir de voir ainsi le tissu local départemental vivre et se développer hardiment alors que le
chef-lieu s'enfonce dans la morosité, croyant compenser par des mesures administratives tentaculaires (l'interco à tout va) son manque de dynamisme industriel et ses
opérations de stationnement innapropriées génératrices de désertification commerciale du centre-ville.
Venons en au sujet, à 20 heures 15 la salle est bondée, plus une place, l'on rajoute des chaises et pendant près de deux heures nous avons la
chance d'entendre cette voix humaniste s'exprimer sans tabous et débattre avec la salle sur les problèmes graves que nous connaissons. Nous constatons avec satisfaction que plusieurs
élus (et non des moindres) de tous l'éventail politique sont présents, tant le discours du conférencier dépasse les clivages habituels.
Merci Jean-François Kahn, vraiment le printemps est la.
Par Pulp Fiction
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Jean-François KAHN est à Reims ce mardi 10 mars
!!!
Par Pulp Fiction
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La trajectoire d’un élu politique en France répond à deux lois simples : on se présente à une fonction pour préparer sa candidature à la fonction suivante ;
lorsqu’on est élu à la fonction supérieure, on conserve la fonction antérieure de manière à éviter qu’un « intrigant » ne vienne reproduire à vos dépens le parcours que vous venez de réussir.
D’où l’obsession de cumuler les mandats.
Valéry Giscard d'Estaing
Je suis absolument opposé au cumul de mandats. Je dirais même férocement. Le cumul de mandats est le chancre de la démocratie, et pourtant chez nous,
qui nous arrogeons souvent le titre de donneur de leçons, il prolifère. Il n'est que de se rendre sur le site des joyeux cumulards pour constater que nous sommes des champions
européens en ce domaine.
Les raisons de mon opposition sont principalement de deux ordres, l'une concernant l'efficacité et l'autre la démocratie.
La démocratie implique le renouvellement et le brassage des générations d'élus.Comment est-ce possible lorsque les
mêmes trustent les postes. Comment faire accéder les nouveaux talents aux responsabilités si la route est barrée par les cumulards qui font de la politique un
métier juteux. Ainsi on sclérose la fonction d'élu et on monopolise la République.
Et ceci est vrai pour tout les partis y compris le notre dans son organisation interne et dans ses procédures de désignation à l'accès aux fonctions électives. Beaucoup de jeunes nous ont
rejoint en 2007 galvanisés par la parole de François et prêts, avec nous, à faire de la politique autrement. Certains sont repartis et repartent encore, déçus, après s'être
heurtés à des comportements de type apparatchik.
L'efficacité, en matière politique devrait être une règle de bon sens primordiale. Comment peut-on diriger efficacement une
ville de 50.000 habitants (avec un effectif municipal de plus de 1000 personnes) et dans le même temps participer activement à la fabrication des lois de la République à l' Assemblée
Nationale ou celles de l' Europe à Bruxelles? Et pourtant combien de parlementaires sont également Maires. Ces gens la doivent avoir le don d'ubiquité, ma parole.
Aujourd'hui la commission Balladur semble s'attaquer au millefeuille (une autre de nos plaies). Voir, si ce n'est fait, l'article de Michel sur le sujet. Mariane écrit à ce propos:
Ils sont 218 hommes et femmes de gauche comme de droite à risquer de perdre une grosse partie de leur salaire et de leurs perspectives de carrière si la réforme Balladur supprimant les départements rentre
en vigueur. Manque de bol pour Edouard : ces 218 sont les députés et sénateurs cumulant une fonction de conseiller général qui devront bientôt statuer sur le sort de cette
réforme des collectivités territoriales !
Les cumulards en question ne vont quand même pas scier la branche sur laquelle ils sont assis !
Par Pulp Fiction
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Bayrou : La France ne sera jamais l'Amérique
Cette semaine, Parlons Net recevait François Bayrou, président du Modem. Pour l'interroger Pierre Haski de Rue89.com, Jérôme Bouin du Figaro.fr., Philippe Cohen de Marianne2.fr, et David Abiker.
Affaire Pérol : le pouvoir est dans l'illégalité
«C'est parfaitement illégal.» Revenant sur l'affaire Pérol, François Bayrou a cité l'article de loi stipulant que, pour un haut fonctionnaire ou un membre de cabinet, diriger une grande
entreprise dont on a, auparavant, gérer le dossier dans sa fonction, était passible d'un délit pénal, la consultation de la commission de déontologie devant prouver que l'on n'était pas dans ce
cas de figure.
Il a dénoncé le fait que François Pérol, dans ses fonctions à l'Elysée, avait non seulement eu à gérer le cas des Caisses d'épargne et des banques populaires, mais également traité des
informations confidentielles en provenance d'autres banques. Ce qui crée, selon le Président du Modem, un conflit d'intérêt évident.
François Bayrou a ensuite rapproché ce cas Pérol d'autres modalités d'intervention et de consanguinité douteuse entre l'Etat et certains grands patrons, dans les médias ou dans l'industrie.
Il a fustigé la tentative de copier le modèle américain avec un choix unique entre UMP et PS, qui facilite le jeu des puissants puiqu'ils n'ont que deux camps à arroser, «ceinture et
bretelles.»
Crise, élections : en 2012, les Français diront stop ou encore à Sarkozy
François Bayrou a détaillé sa
proposition d'un grand emprunt européen de 300 milliards d'euros en proposant qu'une partie importante de cet emprunt soit consacré au développement des PME-PMI, porteuses de dynamisme
économique et d'emploi. Il a laissé entendre que cette proposition pourrait faire son chemin dans les esprits des dirigeants européens, avant de préciser ses objectifs pour la prochaine
campagne des élections européennes. Il a regretté que Quitterie Delmas n'ait pas accepté de devenir numéro un de la liste Modem du Centre de la France alors que cette place lui donnait de très
grandes chances de devenir député européen.
Internet est un univers éruptif
Le leader du Modem a expliqué le lancement par le Modem d'un
nouveau dispositif sur le Web. Il a expliqué pourquoi le site du Modem avait fait le choix des logiciels libres et du partage des informations (creative commons).
OTAN : Bayrou persiste et signe
Pour la traditionnelle partie off de l'entretien,
François Bayrou s'est à nouveau opposé avec force à l'intégration de la France dans l'OTAN et exigé un référendum sur le sujet.
Par Pulp Fiction
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La Guadeloupe,
La très grave crise qui secoue
le département de la Guadeloupe n’a pas été prévue et a été très mal gérée. Il s’agit d’une crise structurelle et non ponctuelle.
Le Point décrit bien la situation en écrivant : « Profits abusifs, exploitation outrancière, les tentatives de traduction ne manquent pas pour définir les raisons de la
colère ; goinfrerie serait peut-être le terme le plus approprié. Celle dont font preuve les sociétés qui tiennent l’économie insulaire, souvent aux mains des descendants de colons, avec pour
conséquence un coût de la vie supérieur d’un tiers à ce qu’il est en métropole. »
Le Nouvel Observateur est beaucoup plus violent en écrivant : « Du prix du pain à la discrimination raciale à l’embauche, de la qualité de l’eau à la dépendance énergétique de
l’île, des marges abusives des groupes békés à l’explosion du foncier, de l’échec scolaire à la vérité sur les massacres de mai 1967. En ligne de mire, les grands békés, qui, après avoir bâti
leur fortune sur un crime contre l’humanité, la traite négrière, demandent des indemnités à l’Etat pour la moindre grève, des prêts d’Etat transformés en subvention, des compensations chaque fois
qu’on leur arrache des augmentations de salaire. »
La Guadeloupe, comme la Martinique, compte 400.000 habitants. La Guyane compte 220.000 habitants. Les conflits sociaux dans
les Antilles sont fréquents et traduisent bien la frustration devant les énormes inégalités. Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont été particulièrement défaillants sur ce sujet. En
dehors d’Yves Jego, l’attitude du pouvoir a été méprisante dans un premier temps. La table ronde de jeudi et les mesures annoncées sont positives, mais elles ne vont pas suffire à régler le
problème de fond. Il faut avoir le courage de remettre à plat les relations sociales dans ce département, et mettre un terme aux positions de monopole des békés.
Là comme
ailleurs, on ne peut pas protéger une minorité d’exploiteurs au détriment d’une majorité d’exploités, quand les écarts atteignent ce niveau indécent. Aux Antilles, 38,5% des moins de 30 ans n’ont
aucun diplôme (43% chez les garçons). Un peu plus de 15% ont le bac et entre 2 et 4% un diplôme du second cycle. En Guyane même, 55% des jeunes sont sans qualification. En Guadeloupe, 55,7% des moins de 25 ans sont sans emploi contre 20% en métropole.
C’est intolérable et c’est la preuve de l’abandon de ces départements par le pouvoir. On ne peut parler ni d’égalité, ni de fraternité. Monseigneur Lafont, évêque de Cayenne,
alerte : « Depuis septembre, les élus de Guyane tirent la sonnette d’alarme. En octobre, ils sont tous allés à Paris. Ils n’ont même pas été reçus par Yves Jego, le secrétaire
d’Etat à l’outre-mer. C’est incompréhensible. La population a le sentiment très profond d’être incomprise par les gens de la métropole, qui ont une méconnaissance totale de ce qui se vit chez
nous. »
Nous devons, à notre niveau, assumer notre part de responsabilité et exiger de l’Etat et des élus locaux un comportement responsable qui remette l’homme au cœur des
débats, et qui exclût de manière définitive toute exploitation des uns par les autres.
Jacques JEANTEUR
Conseiller Régional Modem
Par Pulp Fiction
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Ces sommes seront attribuées aux banques sous forme d'emprunts obligataires. Du point de vue des finances publiques, l'état financera cette mesure exceptionnelle par l'endettement(nos impôts de demain). Ce tour de passe passe juridique permet à l'état de renforcer les fonds propres des banquiers et d'améliorer leur
ratio de solvabilité sans pour autant entrer en capital. L'Etat n'aura ainsi ni droit de vote, ni représentant au Conseil
d'administration. (source le figaro)
Ainsi l'honneur perdu du libéralisme financier est sauf. Ni droit de contrôle, ni droit de vote des représentants des citoyens.
J'écrivais précédemment ( Vu du Haut du Pont)
..........Allons, Messieurs dormez tranquille, ou plutôt continuez à faire joujou, installés devant les écrans de vos salles de marché, la République est bonne
fille, si cela va bien vous encaisserez les plus-values et si cela va mal, elle vous remettra à flot.
Aujourd'hui je persiste et signe.
Qui ment, Monsieur le Président ?
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Par Pulp Fiction
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